mardi 27 janvier 2015

Bilan Généalogique 1987-2014

J'ai décidé de faire un bilan sur mon activité généalogique, ce bilan s'effectue après plus de 25 ans de recherches. 

Ce bilan va s'orienter sur deux axes :
  • Bilan quantitatif :
    • Ascendance :
      • A ce jour, j'ai retrouvé 4179 ascendants directs, avec les implexes (de nombreux ancêtres apparaissent plusieurs fois dans mon ascendance) j'arrive à 3487 ascendants connus, 1911 hommes et 1576 femmes. Sachant qu'à la 7ème génération j'ai une fille mère ce qui réduit mon nombre d'ancêtres retrouvés sur les générations suivantes, de ce fait, mon ascendance est complète sur 9 générations et qu'il me manque 37 ancêtres pour compléter la 10ème génération ...

Statistique issue de mon ascendance sur Généatique

        • Sur ce nombre (3487), on peut retirer les ancêtres "virtuels" (les pères créés lorsque je connais plusieurs frères ou soeurs sans avoir connaissance de leur filiation). Mes ancêtres "virtuels" sont au nombre de 288 (287 hommes et une femme) dont le dernier (ou le premier !) à la 19ème génération. 
        • On peut donc dire que je connais réellement : 3199 ascendants directs sur 18 générations soit 1624 hommes et 1575 femmes :
          • le sosa le plus grand n° 228494 : André ROY né vers 1500
          • l'ancêtre le plus ancien : Pierre COUAILLEAU né vers 1490
      • Etat-Civil :
        • actes de mariage ou contrats de mariage : 750 (47,6% de 1575 couples),
          • le plus ancien, le 17 janvier 1582 mariage de Pierre PAPOT et Jacquette MADIER par contrat de mariage chez Me Quincarlet à St Maixent en Deux-Sèvres.
        • actes de baptême/naissance : 1010 (31,5% de 3199 ancêtres), 
          • le plus ancien datant du 7 septembre 1533 : baptême de Bertrand GARREAU à Challans en Vendée. 

        • actes de sépulture/décès : 1984 (62% de 3196 ancêtres),
          • le plus ancien datant du 3 février 1604 : sépulture de Louis PELISSONNEAU à Challans en Vendée.

      • Records généalogiques :

    • Bilan qualitatif :
      • Depuis le début de mes recherches à la fin des années 1980, j'ai consulté un grand nombre d'archives avec diverses sources. Bien sur l'Etat Civil et les registres paroissiaux (dont j'ai parlé plus haut), les sources primaires du généalogiste, mais j'ai pu aussi consulter d'autres sources pour pouvoir retrouver mes ancêtres mais surtout mieux connaître leur vie au delà de leur Etat-Civil et celle de leurs proches.
        • Archives privées :
          • j'ai comme tout généalogiste commencé par consulter les papiers et documents en ma possession ou chez mes proches, comme les photos, les livrets de famille, livret militaire, faire-parts, actes notariés.

        • Les Recensements de Population et autres dénombrements de population :
          • j'ai retrouvé la trace de tous mes ancêtres vivant au 19e et 20e siècles sur les recensements. En Vendée, pour certaines communes j'ai pu consulter les listes des personnes de plus de 12 ans de l'an IV (1796).
    En-tête du dénombrement de l'an IV
        • Les actes notariés :
          • Les minutes notariales regorgent de documents divers et variés concernant nos ancêtres, j'ai pu donc retrouvé la trace de mes ancêtres dans ces minutes du 16e au 20e siècle. La trace la plus ancienne date de 1529, celle de mon ancêtre le plus ancien déjà cité plus haut Pierre COUAILLEAU avec un contrat d'arrentement (contrat cité dans un acte plus récent). Voici une liste non exhaustive des divers documents que j'ai pu retrouvé concernant mes ancêtres :
            • des contrats de mariage
            • des actes d'achats et de ventes
            • des testaments
            • des partages
            • des inventaires après décès
            • ...
        • Service militaire :
          • Pour mes ancêtres masculins j'ai retrouvé leur trace sur les registres de conscription puis les registres matricules depuis l'an XI (1803) jusqu'à mon grand père maternel de la classe 1932. Vous pouvez consulter mon article et mon billet sur ce sujet. J'ai aussi étudié la période de la "Grande Guerre" pour mes AGP maternels. Pour la seconde guerre mondiale, mes grand'pères furent brièvement mobilisés ...

    Mon grand père Fernand au service militaire en 1934

        • Successions :
          • J'ai consulté les déclarations de successions de tous mes ancêtres décédés au 19e siècle. Alliées aux actes notariés comme les partages et testaments, cela nous permets de mieux connaître le niveau de vie de nos ancêtres ainsi que certains liens familiaux.
    Déclaration de la succession de mon ancêtre Louis CADET en 1820

        • Cadastre :
          • Le cadastre m'a permis de savoir au 19e et 20e siècle, en plus et en complément des actes notariés et successions, si mes ancêtres étaient propriétaires ou pas, et dans la positive, l'état et le lieu de leurs possessions.

    Extrait du plan cadastral de la commune de Liez (85)

        • Rôle de la taille :
          • il y a de nombreuses années dans les années 1990, j'ai consulté pour mes ancêtres deux-sévriens (que j'avais retrouvé à l'époque) les rôles de la taille du 17e et 18e siècles. Ces derniers m'ont permis de connaitre le niveau social de mes ancêtres dans la paroisse mais aussi de les situer géographiquement dans ladite paroisse. Autre information, la période du décès pour mes ancêtres protestants qui n'ont pas de déclaration de décès en ce 18e siècle malgré la révocation de l'Edit de Nantes ...
        • Délibérations municipales :
          • Sur la Vendée, les délibérations des conseils municipaux sont en ligne ce qui m'a permis de retrouver trace de mes aïeux dans leur quotidien avec diverses mentions dont les aides sociales qu'ils ont pu obtenir.
        • Autres sources :
          • Mon ascendance étant essentiellement vendéenne, mes ancêtres ont été très touchés par les guerres de Vendée. J'ai donc pu consulter diverses sources pour retrouver certains de mes ancêtres ayant participé de près ou de loin à ces événements historiques. Les archives de Vendée ont mis en ligne les archives concernant cette période et conservés aux archives de la Défense.
            • j'ai pu mieux connaître les parcours de Louis MARCHAIS "mon" brigand vendéen.
            • Jean MAJOU, guillotiné en janvier 1794 à Fontenay"le Peuple".
            • ou encore, Jean GUERINEAU, qui fut sergent dans l'armée royale de l'Ouest et sera pensionné à partir de 1816.
      • Depuis toutes ces années, au delà de toutes mes recherches concernant mon ascendance, j'ai :
        • étudié, bien sur, les collatéraux de mes ancêtres, enfants et conjoints, et pour certains d'un peu plus près comme mon oncle paternel Marcel PONTOIZEAU "Mort pour la France", ou Théophile EAST "l'oncle anglais". J'ai aussi voulu connaître tous les cousins germains de mes ancêtres proches, c'est à dire que j'ai retrouvé tous les cousins germains de mes arrières grand'parents, grand'parents et parents.

    Signature de Théophile EAST en 1881

        • listé mes collatéraux ayant été mobilisés durant la "Grande Guerre" dès le mois d'août 1914 et après.

        • aussi commencé la généalogie de plusieurs de mes proches, ainsi que de certaines personnes avec qui je cousine (ou pas). Cela concerne une douzaine de généalogies dont celle du super-centenaire vendéen Jean TEILLET.
    Jean TEILLET 


    Pierre PONTOIZEAU Mort pour la France en 1918

        • étudié de plus près mon village d'enfance la Richardière de Varaize en Charente-Maritime : ses familles, ses maisons, son histoire, sa famille noble les GRIFFON de la RICHARDIERE.
    Couverture des Biographie des Morts pour la France de Varaize


    Voilà le bilan de ma passion au quotidien, la généalogie. 
    Cette dernière qui partage ma vie depuis plus d'un quart de siècle !
    J'espère que ce bilan vous a permis de mieux me connaître ...

    dimanche 25 janvier 2015

    Sacre de François Ier ... déjà 500 ans

    Il y a 500 ans, le 25 janvier 1515, François Ier était sacré Roi de France en la cathédrale de Reims.

    François Ier par Jean CLOUET en 1515
    C'est grâce à ce roi, et par son ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, qui contient 192 articles, que, entre autre, la tenue d'un registre de baptême est devenue obligatoire : 

    « art. 51. Aussi sera faict registre en forme de preuve des baptesmes, qui contiendront le temps de l'heure de la nativite, et par l'extraict dud. registre se pourra prouver le temps de majorité ou minorité et fera plaine foy a ceste fin.»

    Pour le 5ème centenaire de ce sacre, j'ai eu l'envie de lister mes ancêtres les plus anciens connus qui vivaient lors de cet événement historique, ils sont au nombre de 18 :

    - COUAILLEAU Pierre, sosa 64236, jeune adulte d’environ 25 ans vivant à Fontaines (85)

    - GARREAU Philbert, sosa 23584, jeune homme d’environ 15 ans vivant à Challans (85)

    - MARTIN François, sosa 33834, jeune homme d’environ 15 ans vivant à Challans (85)

    - SORIN Guillaume, sosa 36054, jeune homme d’environ 15 ans vivant à Challans (85)

    - MADIER Colas, sosa 123108, jeune homme d’environ 15 ans vivant à Thorigné (79)

    - BONNEAU Rose, sosa 123109, jeune fille d’environ 15 ans vivant à Thorigné (79)

    - ROY André, sosa 228494, jeune homme d’environ 15 ans vivant à Fontenay (85)

    - CHUSSEAU Geneviève, sosa 23585, enfant d’environ 10 ans vivant à Challans (85)

    - LEAU Guillaume, sosa 33832, enfant d’environ 10 ans vivant à Challans (85)

    - COUTANCEAU Egidie, sosa, 36055, enfant d’environ 10 ans vivant à Challans (85)

    - MARTIN Jehan, sosa 23586, enfant d’environ 5 ans vivant à Challans (85)

    - ANGIBAUD Marguerite, sosa 33833, enfant d’environ 5 ans vivant à Challans (85)

    - HERNOU Jacquette, sosa 33835, enfant d’environ 5 ans vivant à Challans (85)

    - PAPOT François, sosa 123104, enfant d’environ 5 ans vivant à Prailles (79)

    - DEVYNEAU Pierre, sosa 10390, jeune enfant de moins 5 ans vivant à Challans (85)

    - LAMBRETEAU Estienne, sosa 18018, jeune enfant de moins 5 ans vivant à Challans (85)

    - MOREAU Laurence, sosa 23587, jeune enfant de moins 5 ans vivant à Challans (85)

    - ST MARTIN Thomas, sosa 61556, jeune enfant de moins 5 ans vivant à Prailles (79)

    Comme vous pouvez le voir, dans cette liste, deux de mes ancêtres portent aussi le prénom de François !


    lundi 12 janvier 2015

    Préparation du ChallengeAZ 2015

    Voila, Sophie BOUDAREL nous a annoncé ce jour le mois du prochain ChallengeAZ 2015. Comme l’année dernière ce sera durant le mois de juin que nous, les généablogueurs, devrons surmonter ce challenge généalogique.

    Pour ce nouveau ChallengeAZ, le deuxième pour moi, j’ai décidé de reprendre l’un des thèmes du généathème, celui d’octobre dernier, "100 mots pour une vie". En effet, ce thème m’avait beaucoup inspiré, j'avais écrit durant ce mois d'octobre 5 billets : 
    J’ai donc pris rapidement la décision de reprendre ce thème "100 mots pour une vie" pour le prochain ChallengeAZ. Et, j’ai aussi décidé de partir des prénoms de mes ancêtres, majoritairement des prénoms anciens non usités aujourd’hui, pour réaliser ce challenge.

    Ma liste est quasi prête avec bien sur quelques difficultés pour certaines lettres ...



    Alors rendez-vous en juin pour le début de cette aventure pour les généablogueurs !

    dimanche 4 janvier 2015

    Les Aides Sociales et nos Ancêtres entre 1880-1920

    J’ai eu l’envie d’écrire ce billet sur les aides sociales dans les années 1880-1920, en consultant les archives en ligne des délibérations des conseils municipaux des communes de Vendée

    Ce billet aura comme fil rouge les délibérations du conseil municipal de Damvix, commune d'environ 1400 habitants à cette époque. 



    C’est la commune de naissance de ma mère, Elise BOUCHET et de ses ascendants pendant plusieurs générations. 
    Grâce à ces délibérations, j’ai pu retrouver mes ancêtres sur diverses listes d’aides sociales mais aussi dans d'autres interactions avec la municipalité (voir l'article : "transport illégal de restes mortels").

    De tout temps, l'assistance aux plus démunis a toujours fait l'objet de toutes les attentions. La loi du 7 frimaire an V (soit le 27 novembre 1796) institue la création des bureaux de bienfaisance dont le rôle est de subvenir aux besoins des plus nécessiteux (les indigents), en recueillant de la nourriture et des vêtements, mais aussi en prodiguant des soins. Leur création était facultative et laissée à l'initiative des communes. 
      • Damvix, je n’ai pas pu trouver la date de création du bureau de bienfaisance.


    De nombreuses années plus tard, à partir des années 1890, le législateur crée des dispositifs d'aide sociale, subjectifs et personnels, qui tendent à créer un principe de solidarité nationale. 
    • La loi du 15 juillet 1893, dans son article n° 3, institue une assistance médicale gratuite pour tout français malade et privé de ressources. Il reçoit gratuitement de la commune, du département et de l'État l'assistance médicale à domicile, ou s'il y a impossibilité de le soigner utilement à domicile dans un établissement hospitalier.
      • Damvix: le conseil municipal en séance du 16 août 1894, instaure un budget de 220 francs pour l’assistance médicale gratuite de la commune à raison de 10 francs pour une moyenne de 18 malades soignés à domicile et une moyenne de 2 personnes soignées à l’hospice pour un montant de 20 francs.


    • La loi du 9 avril 1898 facilitera considérablement l'indemnisation des victimes d'un accident du travail. 

    • La loi du 27 juin 1904 crée le service départemental d'aide sociale à l'enfance.

    • La loi du 14 juillet 1905 crée un dispositif d'assistance aux vieillards (âgées de plus de 70 ans), infirmes et incurables.
      • Damvix: par session extraordinaire du conseil municipal en date du 25 février 1906, le montant de l’allocation mensuelle est fixé à 12 francs, reparti : 7 francs pour l’alimentation, 1 franc pour les vêtements et 4 francs pour le logement et le chauffage.


    • Un premier système d'assurance vieillesse devient obligatoire pour les salariés par la loi du 5 avril 1910, mais le montant des retraites demeure très bas et l'âge de la retraite, 65 ans, est très élevé par rapport à l'espérance de vie des ouvriers à cette époque.

    • La loi Strauss du 17 juin 1913 (du nom du sénateur Paul STRAUSS  1852-1942), officialise le repos des femmes enceintes et met en place le versement d’allocations journalières. Ces allocations, dont le montant journalier (compris entre 0,50 et 1,50 francs) était fixé par les communes, étaient soumises à condition et contrôlées par des “visiteuses” (souvent une sage-femme).
      • Damvix: le conseil municipal en sa séance du 11 octobre 1913 fixe le montant journalier à 1 franc ramené à 0,75 franc par la préfecture.


    • La loi du 14 juillet 1913 sur l’assistance aux familles nombreuses nécessiteuses prévoit le versement d’une allocation à tout chef de famille d’au moins quatre enfants de moins de treize ans et ne disposant pas de ressources suffisantes.
      • Damvix: le 13 novembre 1913, le conseil municipal fixe le montant de l'allocations à 5 francs par enfant.



    Exemple local d’une aide sociale communale : mandat annuel de 8 francs.
    Avant la création de toutes ces aides sociales au niveau national, Damvix avait instauré en la séance du 26 juin 1886, un mandat annuel de 8 francs. Tous les ans, le conseil municipal établit un état nominatif des indigents pouvant bénéficier de ce mandat, par contre toute personne étant redevable envers la commune ne recevra aucunement ce mandat. Ce mandat était distribué le jour de la fête nationale, le 14 juillet.
    A partir du 29 juin 1902, possibilité de faire une demande en cours d’année.
    Le conseil municipal du 26 juin 1920 supprime ce secours de 8 francs annuel et le remplace par un don de pain aux plus indigents (don déjà existant en hiver depuis de nombreuses années, le pain est donné en fonction de la taille de la famille des indigents).


    Ce secours financier, est apparemment un secours local qui n'apparaît pas dans d'autres communes voisines.

    Je ne pouvais pas finir sans parler des lois de l’Instruction publique dites lois Jules FERRY (ministre de l’Instruction Publique 1832-1893).
    • La loi du 16 juin 1881 établissant la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques.

    • La loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire. Cette loi donne l’obligation pour les enfants des deux sexes de fréquenter l'école de 6 à 13 ans.
      • D’où la création à Damvix par la séance du conseil municipal du 18 mai 1882 d’une caisse des écoles pour les enfants indigents pour payer leurs fournitures scolaires, une somme de 200 francs est attribuée à cette caisse. 


    Voilà j'espère que ce billet pourra aussi vous donner l'envie de retrouver la trace de vos ancêtres dans cette source : les délibérations des conseils municipaux.