vendredi 5 février 2016

Epine collatérale 2 : MARTINEAU Louis Pierre

Pour cette deuxième épine collatérale (la première de la 6ème génération) je vais vous parler de :

  • MARTINEAU Louis Pierre né le 30 mars 1818 au Perrier en Vendée
    • 1er enfant de Louis et de ROBIN Rose sosa 34 et 35
      • Décédé après 1839 en effet incorporé le 13 novembre 1839 en équipages de marine et avant son père en 1857

Louis est le fils aîné d’une grande fratrie de 14 enfants, en effet son père Louis (qui cumule trois activités au lieu dit la Chaussée du Moulin sur la commune du Perrier : il tient une auberge auprès d'un moulin qu'il loue, de plus il est aussi cultivateur) avec ses deux épouses aura deux fois 7 enfants entre 1818 et 1851 sur les communes du Perrier et de Challans.

Extrait cadastral de la commune du Perrier (85)


Louis est placé dès que possible comme domestique au environ de ses 10 ans.

Lors de la déclaration de succession de sa mère ROBIN Rose en septembre 1834, Louis est cité comme héritier.


En 1838, je retrouve Louis lors de la conscription, il est journalier à Challans et il apparaît sur la liste départementale du contingent de la classe 1838, et j’y apprends qu’il est incorporé à compter du 13 novembre 1839 en Equipages de Marine.

Extrait de la liste départementale du contingent de Vendée de l'année 1838
Après plus de trace de Louis

Lors de la vente des biens suite au décès de son père en 1857, Louis ne fait pas parti des héritiers, je suppose donc que Louis est décédé entre le début de son service militaire et le décès de son père soit entre 1839 et 1857.

Extrait de la table des Vendeurs du Bureau de St Gilles du Vie 1857-1863
Dans cette période, aucun mariage ou décès de Louis sur les communes du Perrier ou de Challans, de plus il n’est jamais témoin lors des mariages ou décès de ses frères et sœurs dans ladite période.

J’en déduis cette hypothèse : Louis est décédé lors de son service militaire et aucune transcription n’en a été faite sur sa commune d’habitation.

mercredi 3 février 2016

Epine collatérale 1 : PONTOIZEAU François

Comme je l'ai dit dans mon billet précédent : mes épines collatérales, je vais détailler ces 4 épines et voici la première, qui est aussi la dernière de la 5ème génération :

  • PONTOIZEAU François Victor né le 5 avril 1868 à Challans en Vendée
    • Dernier enfant de Jean-Baptiste et de MARTINEAU Marie Rose sosa 16 et 17
      • Décédé entre 1938 et 1950 dans le Lot et Garonne mais où ? 


François perd ses parents en 1881 et 1882, il est placé comme domestique puis il part au service militaire en novembre 1889 au 1er Régiment d’Artillerie de Marine, il participe à la campagne de Madagascar de novembre 1890 à octobre 1892, il est mis en congé le 25 octobre 1892. 


En juin 1894 à Challans il se marie avec BROSSARD Marie « Joséphine » (née en 1867 au Perrier, commune voisine de Challans), ils ont 6 enfants entre 1895 et 1910, la première au Perrier, puis les suivants à Challans. François et Joséphine sont  journaliers.


Entre temps, en mars 1907, François est réformé pour infirmités ne pouvant être attribuées au service militaire : une ankylose du genou droit. De nouveau réformé en octobre 1916 pour amputation de la jambe droite. Par la légende familiale on sait que François s’est confectionné lui-même une jambe de bois, à cette époque la famille vit toujours à Challans en Vendée. 


En 1919, son fils aîné, François, est conscrit et on apprend alors que la famille vit à Moncaut en Lot et Garonne. J’estime donc leur migration entre 1916 et 1919. Comme de nombreuses familles vendéennes, la famille PONTOIZEAU migre à cette époque suite à la crise du Phylloxéra (parasite de la vigne) qui libère de nombreuses terres à cultiver dans les départements au sud de la Vendée.


Sur place, grâce aux mentions marginales des enfants du couple, on retrouve deux filles mariées à Agen en 1926 et 1937, les filles étant majeurs le domicile des parents n’est pas mentionné dans les actes de mariages. Par la suite, j’ai consulté ou demandé tous les actes de décès des enfants, ceux mentionnés sur leur acte de naissance. Il me manque deux mariages non mentionnés en marge. 

Après quelques recherches, j’ai retrouvé des descendants de François que j’ai contactés et qui m’ont fourni entre autre l’information d’un décès avant 1950 sur la commune de Frespech, mais malheureusement la commune a répondu négativement à ma demande d’acte de décès. 


J’envisage donc de passer quelques jours sur place pour pouvoir retrouver la date et le lieu de décès de François et Joséphine.

lundi 1 février 2016

Mes "épines" collatérales

Pour 2016, j'ai décidé de résoudre les quelques épines collatérales qui existent encore dans mon arbre dans les 6 premières générations.



Pour mes 6 premières générations, tous mes ancêtres ont leur 3 dates ainsi que presque tous leurs enfants, vous pouvez vous en rendre compte sur mon ascendance sur généanet ici.

Malgré tout, j'ai quelques épines collatérales dans ces 6 premières générations et les voici :

Génération 5 :

  • PONTOIZEAU François Victor né le 5 avril 1868 à Challans en Vendée
    • Dernier enfant de Jean-Baptiste et de MARTINEAU Marie Rose, sosa 16 et 17
      • Décédé entre 1938 et environ 1950 dans le Lot et Garonne mais où ? 

Génération 6 :

  • MARTINEAU Louis Pierre né le 30 mars 1818 au Perrier en Vendée
    • 1er enfant de Louis et de ROBIN Rose, sosa 34 et 35
      • Décédé après 1839, en effet, il est incorporé le 13 novembre 1839 en Equipages de Marine mais décédé avant son père en 1857.
  • BIRON Baptiste Pierre né le 9 décembre 1823 à St Hilaire de Riez en Vendée
    • 8ème enfant de Louis et de MARCHAIS Marie, sosa 44 et 45
      • Décédé avant 1837
  • LARIGNON Marie Jeanne née le 30 mars 1857 à St Pierre le Vieux en Vendée
    • 1er enfant de Pierre et de Marie Madeleine, sosa 54 et 55
      • Décédée le 5 décembre 1935 mais où ?

Dans quelques jours, je détaillerais pour chaque épine le point sur mes recherches et mes investigations.

mardi 29 décembre 2015

Statistiques sur mes "Poilus" de la Grande Guerre



En ces années commémoratives de la Grande Guerre, après avoir listé mes collatéraux ayant participés à cette guerre dans deux articles sur mon site (la mobilisation générale d'août 1914 et mes collatéraux mobilisés en 14-18) et ayant publié un billet à la mémoire de ceux Morts pour la France sur ce blog, je tenais aujourd'hui à faire quelques statistiques sur ces hommes.

Comme je l'ai déjà expliqué dans mes précédentes publications sur ce sujet, j'ai retrouvé ces hommes dans mon ascendance en n'allant pas plus loin que les cousins germains (ou époux des cousines germaines) de mes aïeux, ces cousins germains étant aussi les neveux de mes aïeux par définition. Je ne suis pas allé au delà, c'est à dire au niveau des petits neveux ou enfants des cousins germains.
Il y a donc 3 catégories d'hommes : mes ancêtres, mes collatéraux directs (frères ou fils, cousins germains ou neveux) et mes collatéraux indirects (beaux-frères ou gendres, cousins germains par alliance ou neveux par alliance).

Voici donc les statistiques que j'ai pu effectuer avec les informations en ma possession sur ces hommes.

Entre la mobilisation générale du 2 août 1914 à la fin de la guerre en novembre 1918, j'ai recensé (avec les critères filiaux explicités plus haut85 hommes de ma généalogie qui ont été mobilisés.

En prenant, mes arrières grands parents (sosa 8 à 15, nés entre 1865 et 1889) comme référence, puisque la génération la plus impliquée dans cette guerre, voici la répartition des liens familiaux de ces 85 hommes :


Ces 85 hommes se repartissent en 53 ancêtres et collatéraux directs et 32 collatéraux indirects :


La répartition des ancêtres et collatéraux directs est la suivante :
2 ancêtres : BOUCHET Octave "Augustin" sosa 12 et POUVREAU Henri "François" Olivier sosa 14, 3 frères et 1 demi-frère, et 47 cousins germains.


La répartition des collatéraux indirects :
7 beaux frères et 4 futurs beaux frères, 
15 cousins germains par alliance et 6 futurs cousins germains par alliance.


La moitié de ces hommes furent mobilisés dès la mobilisation générale soit 43 hommes âgés de 20 à 45 ans, le plus jeune, GIRARDEAU Henri est au service depuis novembre 1913, le plus âgé, GACHIGNARD François a eu 45 ans en juin et il est marié depuis 20 ans ...
L'autre partie des hommes fut mobilisée entre septembre 1914 et avril 1918 : 12 entre septembre et décembre 1914, 24 en 1915, puis 2 en 1916, 1917 et 1918. 
Le plus âgé de mes collatéraux mobilisés fut CLEMENCEAU Jean Louis Patrice qui le fut 12 jours après ses 46 ans en avril 1915.
Les plus jeunes furent mobilisés à 18 ans, à 2 mois de leur 19 ans : GIRARDEAU Narcisse Théophile et CAQUINEAU Roger Théodore Elie, nés respectivement en juin 1896 et juin 1898.
Les deux derniers a être mobilisés en avril 1918 sont tous les deux nés en janvier 1899 : CHABOT Marcel "Louis" et PATARIN Albert Louis.
Il y a donc quasiment 30 ans entre l'aîné et le cadet !
L'âge moyen à la mobilisation de ces hommes étant de 31 ans.
3 de ces hommes furent mobilisés à quelques jours de leur anniversaire :
PEIGNE Léon François la veille de ses 43 ans en janvier 1915, MORIN Alexandre Auguste le lendemain de ses 19 ans en avril 1917 et LOUIS dit LIBOURET Emile Eugène 2 jours après ses 43 ans en novembre 1914.


Parmi ces 85 hommes, 49 étaient mariés, les plus anciens depuis 1894 et 3 jeunes mariés de 1914, 2 de janvier : LACROIX Aristide et DUPE Alexandre et 1 de février : NORMAND Auguste. Un autre, GIRARDEAU Edmond se mariera en mars 1915 et sera mobilisé en juin suivant.


Comme ma généalogie est majoritairement vendéenne, la plus grande majorité de ces hommes, 72, sont vendéens de naissance puis viennent en minorité les deux-sévriens, 9, suivis par 4 hommes nés dans 4 départements différents.


Après leur âge et leur origine, voici maintenant leur profession, bien entendu, une majorité d'hommes de la terre.


Dans les autres professions ou activités, on retrouve :
un chapelier : TOUZEAU Louis, 
2 charpentiers en bateaux : les frères MORIN, Louis Eugène et Alexandre Auguste,
2 marchands de chevaux : les frères LARIGNON, Alfred et Edmond,
un peintre en bâtiment : LOUIS dit LIBOURET Eugène,
un tailleur de pierre : POUVREAU Alexandre,
et encore un étudiant es lettres : CAQUINEAU Roger Théodore Elie.

Autre item statistique, la taille de ces hommes, la taille moyenne étant de 1.65 m.
Le plus petit, DUPOND Jean-Marie "Toussaint" mesurait 1.48m et le plus grand, ALBERT Victor mesurait quant à lui 1.76m.

Les Morts pour la France

Sur ces 85 hommes, 13 ne reviendront pas.
Je ne peux m'empêcher de reparler ici de GIRARDEAU Jean, l'oncle de POUVREAU Henri "François" mon sosa 14, qui compte 7 membres de sa famille proche parmi ces 13 hommes : 4 fils et 3 neveux (voir le billet que je lui ai consacré : Une longue vie endeuillée).
Parmi ces 13 hommes, un seul était un collatéral indirect, GACHIGNARD Henri Eugène décédé en 1916 à 36 ans, il était marié depuis 1910.



Ces 13 hommes meurt entre 20 et 42 ans, soit à un âge moyen de 27 ans. 
Le plus jeune, GIRARDEAU Narcisse (dont j'ai déjà parlé plus haut) décédé en octobre 1916, 4 mois après ses 20 ans.
Le plus âgé, JOURNOLLEAU Alexandre meurt en 1917 dans sa 43ème année, il était marié depuis 1902.
Répartition des âges lors du décès : 2 à 20 ans, 2 à 21, 1 à 22, 1 à 23, 3 à 26 puis 1 à 31, 1 à 36, 1 à 38 et enfin 1 à 42 ans.
Parmi ces 13 hommes seulement 4 sont mariés (30.8%).
Répartition des décès par année de guerre :



Pour conclure ces statistiques, je vais vous dire que le dernier de ces 85 hommes, "mes poilus", est décédé le 27 décembre 1989 à l'âge de 91 ans, il y a tout juste 26 ans, il s'agit de CAQUINEAU Roger Théodore Elie, il était né en 1898 au Havre, il était le cousin germain de mon arrière grand père BOUCHET Augustin sosa 12.

vendredi 2 octobre 2015

Une fratrie d'alias

Aujourd'hui, je vais vous parler d'une fratrie dont est issu mon aïeul Louis dit Henri BOUCHET (1839-1902), sosa 24.

Comme le révèle le titre du billet, la quasi totalité de sa fratrie (consanguine et germaine), tout comme lui, portera toute sa vie un prénom différent de celui officiellement donné lors de l'enregistrement à l'État-civil.

Voici donc les enfants de Louis BOUCHET, pêcheur et cultivateur, sosa 48.

Né le 5 janvier 1796 dans le bourg de Damvix (85) et décédé le 14 août 1883 aux Cabanes de Damvix, à l'âge de 87 ans. 

Marié en premières noces le 27 mai 1823 à St Sigismond (85) à l'âge de 27 ans, avec Louise AUDEBRAN (1802-1835)

4 enfants sont nés de cette union dans le bourg de Damvix : 

1. Jacques dit Louis

Né le 16 avril 1824 sous le prénom Jacques et décédé le 24 février 1825 à l'âge de 10 mois sous le prénom de Louis. 




2. Louis dit François

Né le 12 novembre 1825 sous le prénom de Louis
Marié le 28 octobre 1851 à Damvix avec DESCHAMPS Marie (1826->1889). 
Décédé le 2 octobre 1889 dans le bourg de Damvix à l'âge de 63 ans. 



3. Louise

Née le 18 mars 1828
Mariée le 11 février 1850 à Damvix avec PRUNIER Pierre (1817-1890). 
Décédée le 22 décembre 1912 à Damvix à l'âge de 84 ans. 

4. Jean dit Alexandre

Né le 29 janvier 1832 sous le prénom de Jean et décédé le 3 septembre 1834 à l'âge de 2 ans sous le prénom d'Alexandre. 



Louis épouse en secondes noces le 22 novembre 1836 à Damvix à l'âge de 40 ans, avec Marie-Anne dite Louise METHAYER (1806-1884), sosa 49. (Marie-Anne est elle-même prénommée Louise une partie de sa vie !)

2 enfants sont nés de cette union aussi dans le bourg de Damvix : 

1. Louis dit Honoré

Né le 18 avril 1837 sous le prénom de Louis et décédé le 9 septembre 1845 à l'âge de 8 ans sous le prénom d'Honoré. 




2. Louis dit Henri, sosa 24

Né le 9 juin 1839 sous le prénom de Louis
Marié le 2 mai 1865 à Damvix avec Louise Alexandrine CAQUINEAU (1845-1882), sosa 25. 
Décédé le 8 novembre 1902 à la vieille Sèvre de Damvix à l'âge de 63 ans. 




Mon aïeul Louis Henri est tout simplement prénommé Henri dans la vie courante comme le prouvent de nombreuses traces comme les recensements de population, la déclaration de succession de son épouse et de ses parents, ou encore les actes notariés.

Extrait du recensement de 1881
Comme vous avez pu le remarquer seule Louise, fille unique de Louis, portera réellement son prénom officiel. 

vendredi 25 septembre 2015

Le jour où il a tué mon grand-père

J'ai longuement hésité à écrire ce billet sur la mort tragique de mon grand-père maternel, Fernand BOUCHET, puisque cet événement est relativement récent et implique donc émotionnellement des personnes de mon entourage (mère, tantes et oncles).

J'ai tout de même décidé de l'écrire et je vous livre ici le récit de la triste fin de mon grand-père ...


Nous sommes un dimanche après-midi de décembre 1970, le 6.
Fernand, 58 ans, est veuf depuis le décès précoce de son épouse, Louise POUVREAU, survenu 7 ans plus tôt suite à un accident vasculaire cérébral alors qu'elle n'avait que 47 ans. Ses enfants sont grands et le dernier ne vit plus à la maison depuis peu. Fernand vit donc seul dans sa maison située dans le petit village de Villeneuve sur la commune de Mazeray en Charente-Maritime.

Comme souvent le dimanche, Fernand est allé passer l'après-midi dans un bar à quelques kilomètres de chez lui en ville, à Saint Jean d'Angély, pour jouer aux cartes avec des camarades.
Fernand n'ayant pas de permis, il se déplace en cyclomoteur, une Motobécane bleue AU85.


Il est maintenant 20 heures passées, Fernand décide de rentrer chez lui et prend la route sur son cyclomoteur. Vers 20h45, Fernand circule sur la route départementale 18 (aujourd'hui dite Route de Marennes), au niveau du lieu dit le Puits de Poursay sur la commune de Mazeray, lorsqu'il se fait heurter violemment de face par une voiture, une Ford Capri.


Le chauffeur de la voiture prend la fuite, laissant Fernand sur la route sans se soucier de son état. Ce dernier, ayant perdu connaissance, se trouve coincé avec la poignée de frein dans la cuisse qui lui a sectionné l'artère fémorale, Fernand se vide alors de son sang et meurt rapidement ... 

Lorsque Fernand est retrouvé, il est déjà trop tard. Les gendarmes et les pompiers arrivent, il est reconnu par l'un d'eux, père d'une belle fille de Fernand. Sa famille est donc vite prévenue de cette triste et funeste histoire. 
Le lendemain, un de ses enfants, ma mère alors âgée de 26 ans, va reconnaître le corps meurtri de son père au dépositoire de l'hôpital.

Le chauffard, après son délit de fuite et pour dissimuler son méfait, va simuler le lendemain de l'accident un choc avec un arbre à la limite du département voisin, la Gironde. Mais, avec l'enquête, il est vite identifié (je garde ici son anonymat) et retrouvé dès le mardi 8. Il s'agit d'un homme de 34 ans qui venait à son travail aux P.T.T. de ladite ville de Saint Jean d'Angély et connu comme un alcoolique notoire ...

Fernand est inhumé auprès de Louise le mercredi 9 dans le cimetière de Mazeray.

Le chauffard sera jugé pour homicide involontaire et délit de fuite par le tribunal correctionnel de Saintes le 20 octobre 1971. Il fera appel et sera rejugé devant la cour d'appel de Poitiers le 10 février 1972. Sa condamnation finale ne sera que de : 
1000 francs d'amende, 
3 ans de retrait de permis, 
3000 francs par enfant pour les dommages et intérêts plus 2000 francs de dommages matériels, 
Et enfin, 3 mois de prison dont uniquement 8 jours fermes !!

mercredi 15 juillet 2015

Le Recensement de Population de 1911

Le recensement de population de 1911 est le dernier recensement ayant plus de 100 ans et c'est pour cela que je l'ai choisi pour ce billet.

En 1911, le XXème siècle avait une dizaine d'années et n'avait pas encore connu la terrible épreuve qui allait le secouer quelques années plus tard ... 1911 est donc aussi l'année où le recensement de population fut effectué, puisqu'il était réitéré tous les 5 ans depuis 1801, chaque département ayant conservé plus ou moins bien ces recensements.

Tous mes ancêtres vivaient cette année là en Vendée :


Voici donc la répartition de mes ancêtres (en gras) et leur foyer en cette année 1911, selon les informations recueillies sur ledit recensement :

Commune de  BENET

Eglise de Benet

Dans le bourg - Rue du Tombeau :
MARTIN Alexandre 46 ans carrier, ROYER Eglantine sa femme 45 ans, Alexandre 18 ans carrier leur fils.

Commune de  SAINT SIGISMOND

Port de Saint Sigismond avec son église en arrière plan

Dans le bourg - Grande Rue :
POUVREAU François 33 ans laitier, MARTIN Alexandrine sa femme 26 ans, Olive 8 ans, Marie 6 ans, Félix 4 ans leurs enfants.

Village de l’Autise :
JOURNOLLEAU Marie 71 ans veuve MARTIN et RENAUD.


Commune de  DAMVIX

Eglise de Damvix

Village des Loges :
BOUCHET Augustin 29 ans fermier, MAJOU Marie sa femme 22 ans, Armand 1 an leur fils.


Commune de  LIEZ

Eglise de Liez

Village des Aubiers :
GOUSSARD Pierre 51 ans cultivateur, LARIGNON Eléonore sa femme (en secondes noces) 48 ans ménagère, GOUSSARD Armand 12 ans son fils, DAZELLE Louis 85 ans son beau père (père de sa première épouse).


Commune de  MERVENT

Eglise de Mervent

Village de la Pointe :
JOURDAIN Ernest 43 ans épicier, ROYER Marie-Louise sa femme 37 ans, ROYER Jean 78 ans son beau père et BOULEAU Marie servante.


Commune de  NOTRE DAME DE RIEZ

Entrée du bourg de Notre Dame de Riez avec au fond à droite une vue partielle de l'église

Village des Acacias :
DUPOND Alexandre 69 ans journalier, BURGAUD Marie-Rose sa femme 67 ans, Imelda 27 ans leur fille couturière, Emile 4 ans leur petit fils.

Dans le bourg à la Croix Blanche :
DUPOND Louis 40 ans maçon, BIRON Eulalie sa femme 36 ans, Lucie 11 ans, Jérémie 9 ans, Florina 8 ans, Léonide 6 ans leurs enfants.


Commune de  COMMEQUIERS

L'église et la mairie de Commequiers

Maison de la Tonnelle :
RAFFIN Joseph 74 ans charpentier, CAILLONNEAU Henriette sa femme (en troisièmes noces) 71 ans ménagère, Joseph 27 ans leur fils.

Village de Tard y Fume :
PONTOIZEAU Jean 45 ans journalier, RAFFIN Joséphine sa femme 45 ans journalière, Marcel 10 ans, Marie 7 ans leurs enfants.


Analyse et compléments d'information :



En 1911, 18 de mes aïeux étaient vivants : 9 du côté paternel et 9 du côté maternel.
Le doyen avait 78 ans, ROYER Jean qui était né en 1833 et la plus jeune, DUPOND Léonide, avait 6 ans, elle était née en 1905.
Ils sont répartis sur 4 générations dans mon ascendance :
3ème génération : 2 grands parents paternels âgés de 6 et 10 ans, 
4ème génération : 8 arrière grands parents ou bisaïeux âgés de 22 à 45 ans, 
5ème génération : 6 trisaïeux âgés de 45 à 74 ans, 
6ème génération : 2 quadrisaïeux maternels âgés de 71 et 78 ans.

Ils vivaient sur 7 communes (5 communes côté maternel et 2 communes côté paternel) et composaient 10 foyers (6 côté maternel et 4 côté paternel) d’1 à 6 personnes pour un total de 37 personnes, soit en moyenne 3,7 personnes par foyer.

Sur ces foyers, 3 étaient locataires de leur logement (les couples MARTIN-ROYER, BOUCHET-MAJOU et PONTOIZEAU-RAFFIN), les autres étaient propriétaires.
1 seul foyer avait une domestique et dans 2 foyers, 3 générations cohabitaient (foyer DUPOND-BURGAUD et foyer GOUSSARD-LARIGNON).

Sur ces 18 ancêtres vivants en 1911, 9 vivaient sur leur commune natale, soit la moitié.

Concernant les professions, une grande majorité d'employés (carrier, maçon, laitier) ou journaliers, un artisan (charpentier) mais tous exploitaient la terre en activité principale (fermier ou propriétaire) ou en complément ...

Les 3 aïeux les plus anciens vivaient dans un contexte différent les uns des autres :
JOURNOLLEAU Marie, âgée de 71 ans et veuve 2 fois, vivait seule chez elle,
RAFFIN Joseph, âgé de 74 ans, vivait avec sa femme et son fils encore célibataire,
et le dernier, ROYER Jean, âgé de 78 ans, vivait chez son gendre et sa fille.

Cette année 1911, est dans ma généalogie une année comprise dans une période charnière (entre 1909 et 1915) puisque aucun de mes ancêtres n'était adolescent et donc, lors de ce recensement, tous mes ancêtres vivaient en famille contrairement aux précédents, ou encore les suivants, où l'on retrouvera mes jeunes ancêtres célibataires domestiques et logés chez leur employeur.

Vous pouvez retrouver sur mon site tous les recensements où sont mentionnés mes ancêtres entre 1836 et 1936 : les recensements et mes ancêtres.