samedi 21 mai 2016

j'ai 41 ans et 3 mois

Voici quelques mois que je n'ai pas publié de billet ici et une idée m’est venue hier, que faisaient les hommes de mon ascendance à mon âge ?

En quelques lignes, je vais donc vous exposer un instantané de la vie de mes aïeux, jusqu’à la 4ème génération, à un instant T :  leur 41 ans et 3 mois.

Mon père

  • Lucien PONTOIZEAU a 41 ans et 3 mois durant l’hiver 1979-1980 (quelques jours avant mes 5 ans). Il vit dans sa maison achetée en novembre 1962 dans le village de la Richardière sur la commune de Varaize (en Charente-Maritime), avec son épouse Lise et ses 7 enfants. Lucien est ouvrier dans une usine de bois, dont l’enseigne est MULTIBOIS, à St Jean d’Angély, à 10 kms de chez lui. Pendant son temps libre, Lucien pour nourrir sa famille, cultive son jardin, élève poules, canards, lapins et un porc par an. A cette époque, Lucien fait parti de l’association sportive de la commune et fait de nombreuses courses cyclistes.

mon père en 1981

Mes grand pères

  • Marcel PONTOIZEAU a 41 ans et 3 mois en février 1942. Il est métayer avec son épouse Léonide au Breuil de la commune d’Arces sur Gironde (en Charente Maritime) depuis plus de 4 ans. Marcel a 3 enfants âgés de 17, 15 et 3 ans (mon père). En 1942, c’est la période de l’occupation allemande en France après la défaite de 40. La vie est dure mais moins lorsque l’on vit comme Marcel et sa famille à la campagne. Dans son exploitation, Marcel a de quoi nourrir sa famille sans problème de rationnement (fruits, légumes, volailles, porc …) ! 
Marcel

Marcel et son taureau au Breuil

  • Fernand  BOUCHET a 41 ans et 3 mois en juin 1953. Il vit depuis moins d’un an avec son épouse Louise et ses enfants (dont ma mère âgée de 8 ans) dans la maison qu’il a achetée à Villeneuve sur la commune de Mazeray (en Charente-Maritime). Fernand, de par sa formation de cordonnier, est ouvrier à l’usine de chaussures BEAUMONT située à St Jean d’Angély à quelques kilomètres de Villeneuve. Fernand et Louise sont devenus grands parents depuis quelques semaines avec la naissance de leur première petite fille Maud en avril. 
Fernand 
Louise et sa petite fille Maud

Mes arrière grand pères

  • Jean PONTOIZEAU a 41 ans et 3 mois en décembre 1906. Il est journalier et vit avec son épouse Joséphine et ses enfants Marcel et Marie, âgés de 6 et 2 ans, en location dans une maison au lieu-dit nommé Sainte Marie, commune de Commequiers (en Vendée).  Ils partagent cette maison avec un père et sa fille, les TOUGERON

  • Louis DUPOND a 41 ans et 3 mois en avril 1912. Il vit en famille, avec son épouse Eulalie et ses 3 enfants cadets, Jérémi, Louise et Léonide âgés de 10, 9 et 7 ans,  dans la bourrine qu’il a acheté il y a moins d’un an à la Croix Blanche sur la commune de Notre Dame de Riez (en Vendée). Louis est ouvrier maçon chez son frère aîné Alexandre, du village voisin du Moulin Rouge, il travaille aussi avec son autre frère cadet Toussaint.  De par sa profession, Louis est aussi le fossoyeur du cimetière de la commune. 
Louis en 1927
un exemple de bourrine 
  • Augustin BOUCHET a 41 ans et 3 mois en mai 1923. Il est fermier et vit avec son épouse Marie-Louise et ses 2 fils Armand et Fernand, âgés de 12 et 11 ans, dans le village de la Barbée où il loue une ferme, sur la commune de Damvix (en Vendée) dans le marais poitevin. Dans le foyer vit aussi sa belle-mère Eléonore qui vient d’avoir 60 ans. Augustin va exploiter ses terres en bateau à travers les conches du marais. 
Augustin avec son épouse et sa belle mère vers 1930
transport de foin dans le marais
  • François POUVREAU a 41 ans et 3 mois en janvier 1919. Il vit en famille, avec son épouse Alexandrine et ses 5 enfants âgés de 15 à 2 ans, dans sa maison de St Sigismond (en Vendée) dans le marais poitevin où il est cultivateur depuis son retour de la guerre en octobre dernier. François sera définitivement libéré de ses obligations militaires dans quelques semaines. Le couple vient d’apprendre la nouvelle grossesse d’Alexandrine.

François en 1919

Et vous, que faisaient vos ancêtres à votre âge ?

samedi 20 février 2016

Epine collatérale 4 : LARIGNON Marie Jeanne

Aujourd'hui je vous présente la dernière partie de mes épines collatérales de mes 6 premières générations, en la personne de LARIGNON Marie, la soeur aînée de mon aïeule Eléonore.

LARIGNON Eléonore  petite soeur de Marie
Cette dernière épine, en fait une demi épine car je possède la date du décès de Marie mais mais le lieu !
  • LARIGNON Marie Jeanne née le 30 mars 1857 à St Pierre le Vieux en Vendée
    • 1er enfant de Pierre et de Marie Madeleine sosa 54 et 55
      • Décédée le 5 décembre 1935 mais où ?

Acte de naissance de Marie, née naturelle
La vie de Marie ne m’est pas inconnue (d’ailleurs je vous ai déjà parlé de sa mère lors de mon premier ChallengeAZ avec le billet G comme Gard), sa naissance chez sa grand mère maternelle MACAUD Jeanne (1808+1890) et son mari GERMAIN Jean (qui déclare la naissance) dans le village de Souil en mars 1857 avant le mariage de ses parents au début du mois de mai suivant, son enfance à Liez comme aînée d’une grande fratrie de 10 enfants, son adolescence laborieuse (elle est placée comme domestique dès que possible vers 1870) puis la naissance et le décès de son fils naturel aux prénoms très équivoques Bricet Aimé Désiré (1878-1879), puis son mariage en 1880 avec GUILLEMET Jacques (né en 1855 à St Pompain (79)), la naissance de ses 8 enfants (2 fils et 6 filles) de commune en commune de 1881 à 1898, puis le mariage de ces derniers de 1910 à 1924 …


Marie subira la perte de 6 de ses 9 enfants dont 5 en bas âge et un fils qui meurt à 42 ans en 1924.

C’est la fin de vie de Marie qui me pose problème, si je connais sa date de décès le 5 décembre 1935 à l'âge de 78 ans, retrouvée sur un acte notarié de septembre 1949, je ne sais pas où Marie est décédée à cette date … pas sur la commune de Benet (son dernier domicile connu en 1924) sans doute chez une de ses filles, soit sur la commune de Villiers en Plaine (79) soit sur celle de St Hilaire des Loges (85), mes pistes sont donc là, il ne me reste plus qu’à me déplacer pour confirmer ces pistes là !

Voici donc la dernière de mes épines collatérales qui est sans doute la plus simple à résoudre même si le fait qu'elle soit contemporaine la rend moins résolvable en ligne ...

Ci dessous le lien vers mes autres épines collatérales :

Epine collatérale 1 : PONTOIZEAU François
Epine collatérale 2 : MARTINEAU Louis Pierre
Epine collatérale 3 : BIRON Baptiste Pierre

lundi 8 février 2016

Epine collatérale 3 : BIRON Baptiste Pierre

Voici la 3ème épine collatérale qui existe encore dans mon ascendance sur les 6 premières générations :

  • BIRON Baptiste Pierre né le 9 décembre 1823 à St Hilaire de Riez en Vendée
    • 8ème enfant de Louis et de MARCHAIS Marie sosa 44 et 45
      • Décédé avant 1838

Baptiste est le 8ème enfant du couple BIRON-MARCHAIS, mais à sa naissance, seulement 4 de ses frères et sœurs sont encore vivants, l’aînée a 15 ans. 


Baptiste est né dans la maison familiale à la Martinière de St Hilaire de Riez (où sa mère a vu aussi le jour), où son père, après son mariage, est venu s’installer dans sa belle-famille et devient meunier.

Extrait cadastral de la commune de St Hilaire de Riez
A part sa naissance, je ne trouve nul part la trace de Baptiste d’où cette épine collatérale. 

Pour le recensement de population de l'année 1836, Baptiste n'apparaît pas dans la maison mais il faut savoir que la famille place très tôt ses enfants, puisque dans la maison le couple n'a plus que les 2 petites dernières âgées de 8 et 5 ans et leur fille aînée encore célibataire âgée de 28 ans. D'ailleurs, Jean-Louis, mon aïeul et petit frère de Baptiste, âgé en ladite année 1836 de seulement 10 ans n'ai déjà plus là, il est déjà domestique dans une ferme environnante.

Lors de la succession de son père enregistrée le 8 janvier 1838, il n’est pas mentionné d’où un décès avant cette année.

Extrait de la déclaration de succession de BIRON Louis
Sur la commune de St Hilaire de Riez, aucun décès même avec un autre prénom usuel entre sa naissance et ladite année 1838.

J’établie donc 2 hypothèses :

  1. Baptiste est décédé en très bas âge et on a omis de déclarer son décès à la mairie.
  2. Baptiste est placé très jeune (vers 10 ans) comme domestique dans une commune assez lointaine où il décède et la fameuse technique de l’escargot (recherche de commune en commune en partant de la commune d’origine) ne m’a pas encore permis de retrouver ni le lieu et la date de décès de Baptiste.


vendredi 5 février 2016

Epine collatérale 2 : MARTINEAU Louis Pierre

Pour cette deuxième épine collatérale (la première de la 6ème génération) je vais vous parler de :

  • MARTINEAU Louis Pierre né le 30 mars 1818 au Perrier en Vendée
    • 1er enfant de Louis et de ROBIN Rose sosa 34 et 35
      • Décédé après 1839 en effet incorporé le 13 novembre 1839 en équipages de marine et avant son père en 1857

Louis est le fils aîné d’une grande fratrie de 14 enfants, en effet son père Louis (qui cumule trois activités au lieu dit la Chaussée du Moulin sur la commune du Perrier : il tient une auberge auprès d'un moulin qu'il loue, de plus il est aussi cultivateur) avec ses deux épouses aura deux fois 7 enfants entre 1818 et 1851 sur les communes du Perrier et de Challans.

Extrait cadastral de la commune du Perrier (85)


Louis est placé dès que possible comme domestique au environ de ses 10 ans.

Lors de la déclaration de succession de sa mère ROBIN Rose en septembre 1834, Louis est cité comme héritier.


En 1838, je retrouve Louis lors de la conscription, il est journalier à Challans et il apparaît sur la liste départementale du contingent de la classe 1838, et j’y apprends qu’il est incorporé à compter du 13 novembre 1839 en Equipages de Marine.

Extrait de la liste départementale du contingent de Vendée de l'année 1838
Après plus de trace de Louis

Lors de la vente des biens suite au décès de son père en 1857, Louis ne fait pas parti des héritiers, je suppose donc que Louis est décédé entre le début de son service militaire et le décès de son père soit entre 1839 et 1857.

Extrait de la table des Vendeurs du Bureau de St Gilles du Vie 1857-1863
Dans cette période, aucun mariage ou décès de Louis sur les communes du Perrier ou de Challans, de plus il n’est jamais témoin lors des mariages ou décès de ses frères et sœurs dans ladite période.

J’en déduis cette hypothèse : Louis est décédé lors de son service militaire et aucune transcription n’en a été faite sur sa commune d’habitation.

mercredi 3 février 2016

Epine collatérale 1 : PONTOIZEAU François

Comme je l'ai dit dans mon billet précédent : mes épines collatérales, je vais détailler ces 4 épines et voici la première, qui est aussi la dernière de la 5ème génération :

  • PONTOIZEAU François Victor né le 5 avril 1868 à Challans en Vendée
    • Dernier enfant de Jean-Baptiste et de MARTINEAU Marie Rose sosa 16 et 17
      • Décédé entre 1938 et 1950 dans le Lot et Garonne mais où ? 


François perd ses parents en 1881 et 1882, il est placé comme domestique puis il part au service militaire en novembre 1889 au 1er Régiment d’Artillerie de Marine, il participe à la campagne de Madagascar de novembre 1890 à octobre 1892, il est mis en congé le 25 octobre 1892. 


En juin 1894 à Challans il se marie avec BROSSARD Marie « Joséphine » (née en 1867 au Perrier, commune voisine de Challans), ils ont 6 enfants entre 1895 et 1910, la première au Perrier, puis les suivants à Challans. François et Joséphine sont  journaliers.


Entre temps, en mars 1907, François est réformé pour infirmités ne pouvant être attribuées au service militaire : une ankylose du genou droit. De nouveau réformé en octobre 1916 pour amputation de la jambe droite. Par la légende familiale on sait que François s’est confectionné lui-même une jambe de bois, à cette époque la famille vit toujours à Challans en Vendée. 


En 1919, son fils aîné, François, est conscrit et on apprend alors que la famille vit à Moncaut en Lot et Garonne. J’estime donc leur migration entre 1916 et 1919. Comme de nombreuses familles vendéennes, la famille PONTOIZEAU migre à cette époque suite à la crise du Phylloxéra (parasite de la vigne) qui libère de nombreuses terres à cultiver dans les départements au sud de la Vendée.


Sur place, grâce aux mentions marginales des enfants du couple, on retrouve deux filles mariées à Agen en 1926 et 1937, les filles étant majeurs le domicile des parents n’est pas mentionné dans les actes de mariages. Par la suite, j’ai consulté ou demandé tous les actes de décès des enfants, ceux mentionnés sur leur acte de naissance. Il me manque deux mariages non mentionnés en marge. 

Après quelques recherches, j’ai retrouvé des descendants de François que j’ai contactés et qui m’ont fourni entre autre l’information d’un décès avant 1950 sur la commune de Frespech, mais malheureusement la commune a répondu négativement à ma demande d’acte de décès. 


J’envisage donc de passer quelques jours sur place pour pouvoir retrouver la date et le lieu de décès de François et Joséphine.

lundi 1 février 2016

Mes "épines" collatérales

Pour 2016, j'ai décidé de résoudre les quelques épines collatérales qui existent encore dans mon arbre dans les 6 premières générations.



Pour mes 6 premières générations, tous mes ancêtres ont leur 3 dates ainsi que presque tous leurs enfants, vous pouvez vous en rendre compte sur mon ascendance sur généanet ici.

Malgré tout, j'ai quelques épines collatérales dans ces 6 premières générations et les voici :

Génération 5 :

  • PONTOIZEAU François Victor né le 5 avril 1868 à Challans en Vendée
    • Dernier enfant de Jean-Baptiste et de MARTINEAU Marie Rose, sosa 16 et 17
      • Décédé entre 1938 et environ 1950 dans le Lot et Garonne mais où ? 

Génération 6 :

  • MARTINEAU Louis Pierre né le 30 mars 1818 au Perrier en Vendée
    • 1er enfant de Louis et de ROBIN Rose, sosa 34 et 35
      • Décédé après 1839, en effet, il est incorporé le 13 novembre 1839 en Equipages de Marine mais décédé avant son père en 1857.
  • BIRON Baptiste Pierre né le 9 décembre 1823 à St Hilaire de Riez en Vendée
    • 8ème enfant de Louis et de MARCHAIS Marie, sosa 44 et 45
      • Décédé avant 1837
  • LARIGNON Marie Jeanne née le 30 mars 1857 à St Pierre le Vieux en Vendée
    • 1er enfant de Pierre et de Marie Madeleine, sosa 54 et 55
      • Décédée le 5 décembre 1935 mais où ?

Dans quelques jours, je détaillerais pour chaque épine le point sur mes recherches et mes investigations.

mardi 29 décembre 2015

Statistiques sur mes "Poilus" de la Grande Guerre



En ces années commémoratives de la Grande Guerre, après avoir listé mes collatéraux ayant participés à cette guerre dans deux articles sur mon site (la mobilisation générale d'août 1914 et mes collatéraux mobilisés en 14-18) et ayant publié un billet à la mémoire de ceux Morts pour la France sur ce blog, je tenais aujourd'hui à faire quelques statistiques sur ces hommes.

Comme je l'ai déjà expliqué dans mes précédentes publications sur ce sujet, j'ai retrouvé ces hommes dans mon ascendance en n'allant pas plus loin que les cousins germains (ou époux des cousines germaines) de mes aïeux, ces cousins germains étant aussi les neveux de mes aïeux par définition. Je ne suis pas allé au delà, c'est à dire au niveau des petits neveux ou enfants des cousins germains.
Il y a donc 3 catégories d'hommes : mes ancêtres, mes collatéraux directs (frères ou fils, cousins germains ou neveux) et mes collatéraux indirects (beaux-frères ou gendres, cousins germains par alliance ou neveux par alliance).

Voici donc les statistiques que j'ai pu effectuer avec les informations en ma possession sur ces hommes.

Entre la mobilisation générale du 2 août 1914 à la fin de la guerre en novembre 1918, j'ai recensé (avec les critères filiaux explicités plus haut94 hommes de ma généalogie qui ont été mobilisés.

En prenant, mes arrières grands parents (sosa 8 à 15, nés entre 1865 et 1889) comme référence, puisque la génération la plus impliquée dans cette guerre, voici la répartition des liens familiaux de ces 94 hommes :



Ces 94 hommes se repartissent en 59 ancêtres et collatéraux directs et 35 collatéraux indirects :



La répartition des ancêtres et collatéraux directs est la suivante :
2 ancêtres : BOUCHET Octave "Augustin" sosa 12 et POUVREAU Henri "François" Olivier sosa 14, 3 frères et 1 demi-frère, et 53 cousins germains.



La répartition des collatéraux indirects :
7 beaux frères et 4 futurs beaux frères, 
17 cousins germains par alliance et 7 futurs cousins germains par alliance.



Plus de la moitié de ces hommes furent mobilisés dès la mobilisation générale soit 50 hommes âgés de 20 à 45 ans, le plus jeune, GIRARDEAU Henri est au service depuis novembre 1913, le plus âgé, GACHIGNARD François a eu 45 ans en juin et il est marié depuis 20 ans ...
L'autre partie des hommes fut mobilisée entre septembre 1914 et avril 1918 : 12 entre septembre et décembre 1914, 26 en 1915, puis 2 en 1916, 1917 et 1918. 
Le plus âgé de mes collatéraux mobilisés fut CLEMENCEAU Jean Louis Patrice qui le fut 12 jours après ses 46 ans en avril 1915.
Les plus jeunes furent mobilisés à 18 ans, à 2 mois de leur 19 ans : GIRARDEAU Narcisse Théophile et CAQUINEAU Roger Théodore Elie, nés respectivement en juin 1896 et juin 1898.
Les deux derniers a être mobilisés en avril 1918 sont tous les deux nés en janvier 1899 : CHABOT Marcel "Louis" et PATARIN Albert Louis.
Il y a donc quasiment 30 ans entre l'aîné et le cadet !
L'âge moyen à la mobilisation de ces hommes étant de 31 ans et demi.
1 homme fut mobilisé le jour de son anniversaire ses 43 ans : ROYER Louis "Léon", le 18 janvier 1915 et 3 autres de ces hommes furent mobilisés à quelques jours de leur anniversaire :
PEIGNE Léon François la veille de ses 43 ans en janvier 1915, MORIN Alexandre Auguste le lendemain de ses 19 ans en avril 1917 et LOUIS dit LIBOURET Emile Eugène 2 jours après ses 43 ans en novembre 1914.



Parmi ces 94 hommes, 55 étaient mariés, les plus anciens depuis 1894 et 3 jeunes mariés de 1914, 2 de janvier : LACROIX Aristide et DUPE Alexandre et 1 de février : NORMAND Auguste. Un autre, GIRARDEAU Edmond se mariera en mars 1915 et sera mobilisé en juin suivant.


Comme ma généalogie est majoritairement vendéenne, la plus grande majorité de ces hommes, 81, sont vendéens de naissance puis viennent en minorité les deux-sévriens, 9, suivis par 4 hommes nés dans 4 départements différents.



Après leur âge et leur origine, voici maintenant leur profession, bien entendu, une majorité d'hommes de la terre.



Dans les autres professions ou activités, on retrouve :
un chapelier : TOUZEAU Louis, 
2 charpentiers en bateaux : les frères MORIN, Louis Eugène et Alexandre Auguste,
2 marchands de chevaux : les frères LARIGNON, Alfred et Edmond,
un peintre en bâtiment : LOUIS dit LIBOURET Eugène,
un tailleur de pierre : POUVREAU Alexandre,
et encore un étudiant es lettres : CAQUINEAU Roger Théodore Elie.

Autre item statistique, la taille de ces hommes, la taille moyenne étant de 1.63 m.
Le plus petit, DUPOND Jean-Marie "Toussaint" mesurait 1.48m et le plus grand, ALBERT Victor mesurait quant à lui 1.76m.

Les Morts pour la France

Sur ces 94 hommes, 13 ne reviendront pas.
Je ne peux m'empêcher de reparler ici de GIRARDEAU Jean, l'oncle de POUVREAU Henri "François" mon sosa 14, qui compte 7 membres de sa famille proche parmi ces 13 hommes : 4 fils et 3 neveux (voir le billet que je lui ai consacré : Une longue vie endeuillée).
Parmi ces 13 hommes, un seul était un collatéral indirect, GACHIGNARD Henri Eugène décédé en 1916 à 36 ans, il était marié depuis 1910.



Ces 13 hommes meurt entre 20 et 42 ans, soit à un âge moyen de 27 ans. 
Le plus jeune, GIRARDEAU Narcisse (dont j'ai déjà parlé plus haut) décédé en octobre 1916, 4 mois après ses 20 ans.
Le plus âgé, JOURNOLLEAU Alexandre meurt en 1917 dans sa 43ème année, il était marié depuis 1902.
Répartition des âges lors du décès : 2 à 20 ans, 2 à 21, 1 à 22, 1 à 23, 3 à 26 puis 1 à 31, 1 à 36, 1 à 38 et enfin 1 à 42 ans.
Parmi ces 13 hommes seulement 4 sont mariés (30.8%).
Répartition des décès par année de guerre :



Pour conclure ces statistiques, je vais vous dire que le dernier de ces 94 hommes, "mes poilus", est décédé le 27 décembre 1989 à l'âge de 91 ans, il y a tout juste 26 ans, il s'agit de CAQUINEAU Roger Théodore Elie, il était né en 1898 au Havre, il était le cousin germain de mon arrière grand père BOUCHET Augustin sosa 12.